En deux mots...

Le chacun pour soi n'est pas une fatalité.

Le cycle électoral présidentielles-législatives est terminé. Sarkozy est élu... assez largement. Mais un mois plus tard l'écart se resserre. "Les pauvres ont voté pour les riches", a titré un hebdomadaire. Sans doute a-t-il raison, tant il est vrai que les riches, pour l'être de plus en plus, ne sont pas pléthore, et ne pourraient en aucun cas infléchir le résultat d'une telle consultation. Il reste que les valeurs du candidat Sarkozy ne sont pas moins discutables que celles du Président Sarkozy. L'individu n'est pas tout. Le chacun pour soi, qui n'est que le prélude au tous contre tous, ne peut constituer une fin en soi. Ceux qui le pensent entrent en résistance... Avec des groupes de gauche à l'Assemblée qui dépassent les espérances que les résultats de la Présidentielle laissaient présager. Les médias glosent sur la déconfiture de la gauche. A vrai dire, ils ont eu du mal à résister au rouleau compresseur sarkozyste. La défaite à la présidentielle est réelle. On aurait tort de la nier. Pour autant,  Sarkozy n'a pas le blanc-seing qu'il espérait.  Pour obscur qu'il semble, l'avenir n'est pas écrit d'avance. Le chacun pour soi n'est pas une fatalité. A gauche, les chrétiens sont de ceux qui doivent porter haut et fort ce message.

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Vendredi 17 août 2007

 

En plein cœur de l’été, juste avant qu’on commence à se soucier de la rentrée, un signe d’inquiétude pointe à l’horizon… La bouse va mal. A l’origine la remontée des taux de crédit aux Etats-Unis qui met des travailleurs américains dans l’impossibilité de rembourser les prêts immobiliers contractés à une époque ou les taux étaient moins cher… Ils sont tellement nombreux que certaines banques étasuniennes, qui avaient elle même dû recourir à des emprunts auprès des banques asiatiques et européennes, sont en cessation de paiement…

Dans l’histoire, les banques américaines souhaitaient réaliser des profits importants sur le dos des petits… car comme ils offrent moins de garanties, on leur facture le crédit au prix fort. Les banques européennes et asiatiques espéraient bien profiter de l’opération en relayant l’action de leurs homologues d’outre-atlantique…

Et au final, il risque bien n’y avoir que des perdants. Les acheteurs de logements qui ne peuvent plus les payer iront dans la rue… les banques ne pourront pas retrouver leur mise, car la chute de la demande de biens immobiliers va entraîner la baisse de leurs prix.

Nous avons ici la démonstration que le marché ne peut rien réguler par lui-même. La " main invisible " chère aux économistes libéraux est une chimère, une idole, au sens où le Peuple traversant le désert d’Egypte s’était mis à adorer un veau d’or (Exode 19 1-32)…

La situation actuelle nous invite à un examen de conscience individuel et collectif approfondi. Il nous faut, en particulier, exiger des politiques publiques du logement qui nous garantissent contre les effets intrinsèquement pervers de la spéculation immobilière. En matière de besoins fondamentaux des hommes et des femmes (santé, éducation, logement, protection sociale…) il est grand temps de faire prévaloir les solidarité collectives sur les appétits de profit.


Par Pascal PILET - Publié dans : pascal-pilet
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RÉSISTANCES...

Chrétien et de gauche... Bizarre, on ne précise jamais chrétien et de droite, comme si cela allait davantage de soi !  Bête rare (semble-t-il de plus en plus) dans l'Eglise catholique d'aujourd'hui, curiosité dans les organisations de gauche... ("Tiens, ça existe encore !). Une identité riche, qui relie la promesse biblique de la libération de l'oppression faite au Peuple d'Israël de l'Antiquité, avec le combat actuel pour une société plus juste, plus égalitaire, et au total plus vivable pour nos enfants. Une promesse de vie pleine et fraternelle à construire avec tous, dans le respect des différences et des consciences. Tout un programme et une ligne de vie !

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