En plein cœur de l’été, juste avant qu’on commence à se soucier de la rentrée, un signe d’inquiétude pointe à l’horizon… La bouse va mal. A l’origine la remontée des taux de crédit aux Etats-Unis qui met des travailleurs américains dans l’impossibilité de rembourser les prêts immobiliers contractés à une époque ou les taux étaient moins cher… Ils sont tellement nombreux que certaines banques étasuniennes, qui avaient elle même dû recourir à des emprunts auprès des banques asiatiques et européennes, sont en cessation de paiement…
Dans l’histoire, les banques américaines souhaitaient réaliser des profits importants sur le dos des petits… car comme ils offrent moins de garanties, on leur facture le crédit au prix fort. Les banques européennes et asiatiques espéraient bien profiter de l’opération en relayant l’action de leurs homologues d’outre-atlantique…
Et au final, il risque bien n’y avoir que des perdants. Les acheteurs de logements qui ne peuvent plus les payer iront dans la rue… les banques ne pourront pas retrouver leur mise, car la chute de la demande de biens immobiliers va entraîner la baisse de leurs prix.
Nous avons ici la démonstration que le marché ne peut rien réguler par lui-même. La " main invisible " chère aux économistes libéraux est une chimère, une idole, au sens où le Peuple traversant le désert d’Egypte s’était mis à adorer un veau d’or (Exode 19 1-32)…
La situation actuelle nous invite à un examen de conscience individuel et collectif approfondi. Il nous faut, en particulier, exiger des politiques publiques du logement qui nous garantissent contre les effets intrinsèquement pervers de la spéculation immobilière. En matière de besoins fondamentaux des hommes et des femmes (santé, éducation, logement, protection sociale…) il est grand temps de faire prévaloir les solidarité collectives sur les appétits de profit.